19.9.11

None

Allongée la, je réfléchis ; tout tourne en rond, sans me laisser le temps de Savoir. La violence, ce soir, se fait attendre. L'ainé pourrait ne pas venir. Mais ce n'est qu'illusion. Comment savoir, mon Ange, si je ne t'inspire pas ce dégout incipide ? Comment savoir, mon Ange, si tu ne me déteste pas autant que je ne me déteste ?
Ne ver, Ne Boysia, Ne Proci. Et reste calme. Je ne fais qu'écrire ; mes murs, mes draps. Des cahiers entiers sont pleins. Que l'écrit soit sans valeur, tant pis. Me pardonneras-tu de ne veiller plus qu'au bonheur ? Je suis le fou, l'égoiste. Le mensonge comme couvre-chef, l'aveu comme coupe-vent; Un dandysme synique, frolant le ridicule.

Rien.
Il n'y a rien.
« C'est mal, ce que tu fais. »

Je sais que c'est mal. Le miroir ne répond rien. Droit dans les yeux, un face à face inexistant et pourtant douloureux. Je pourris, là, perdue dans ce reflet. À attendre. « Une réponse, une réponse ! » Les lumières scandent. Ironie du sort, le silence prend place. Les lumières cessent de scander. S'éteignent, comme tout les autres.
« Et si tu étais malade ? Tu les vois, eux... Leurs peaux, leurs visages. Regarde à quoi ils ressemblent ! Tu vas finir comme ça ! Finir ! FINIR !» Le miroir me sermonne. Tais-toi. La porte claque. « Je sais. » Je sais que c'est mal. Qu'importe ? Le mur me fixe. Le mur se dresse, droit. Haut. Fière. « CREVE ! » Il hurle. Égoïste. Je cours. Je trébuche. Je tombe. Et j'entends le mur, le miroir, la porte. Je les entends tous. Ils rient. Ils se moquent. Ils tournent autours de moi. Un, deux, trois. Trois, trois, trois. Pourquoi trois fois ? Ils me poussent. J'aurais attendu l'Ange si le fond n'avait pas été si loin. J'aurais attendu... Il n'y a rien pour me rattraper maintenant. J'ai glissé contre le miroir.

Et la vieille poupée maquillée cesse de danser.
Toujours pour toujours.

Tout. Rien. Tout. Rien.
Tout ?
Rien.

___Plus rien n'a de sens. Et alors que la pluie me noie, je me prépare. Un pas, deux pas. On enfile, on ré-enfile. On se noie. Encore. On transpire. On se noie. La sueur caresse doucement la peau qui frétille. Les gens disent qu'il faut rêver; d'autres, qu'il faut sauver les enfants. Je ferme les yeux. J'oublie. Je me noie.
Et alors que la pluie continue, j'ai fini. Je fixe la porte. Et je pousse, j'hurle. Je frappe. Frappe, frappe encore ! J'explose. Et l'Ange là haut me regarde. Et l'Ange là haut rit. Et L'Ange... Et l'Ange disparaît.
Je fixe le ciel. Je tombe. Les bras écartés au sol, j'attends encore ; Supplications qui ne seront jamais exaucées. L'homme à la blouse blanche me conduira dans cette pièce étroite à l'odeur que trop bien connue. Parfum qui, sans le vouloir, représentera la fin. « Je suis désolé. » L'homme récitera. « Je suis désolé, mais on l'a perdue. » Perdue où ? C'est donc à ça que je suis réduite ? Être perdue.

___« Je suis désolé. » Moi aussi, je suis désolée, Monsieur l'homme à la blouse blanche. « Ça marche bien les affaires sinon, à force de perdre tellement de clients, ça doit pas être facile en ce temps de crise. À croire qu'il y a un rabais sur les voyages sans retour. »
J'ouvre les yeux ;
L'Ange Rieur me salut. La porte est fermée, mon corps ne peut plus avancer.
Je pleure. Je pleure devant l'Homme à la blouse blanche,
devant la porte, la pluie,
les enfants, les parents.
Je pleure devant l'Aîné, l'Inconnu, l'Instrument, le Rêve,
Le future, le passé.  Le présent.
Je pleure seule. Je pleure devant le ciel;
Je pleure devant l'Ange.

17.9.11

CHiNA EXPRESS Contenance max : 71650 lesb


Je veux être dans Grease, où les gens chantent quand tout va bien, tout va mal. Je veux des danses et des mélodies endiablées, de l'énergie. Quelque chose de vivant. Et d'innocent, aussi, d'une certaine manière. Je me gaverai de glace chaque jour devant des comédies musicales si je le pouvais. 




Voilà. C'est dit. J'adore Grease. J'avoue. Je suis vaincue. 

15.9.11

Polémique alcoolique, 
Faux semblants symboliques, 
Je suis une anti-hydrolique.
Pudique et hystérique, 
C'est chic, c'est chic.

Je dis "vive la fête!" pour être héroïque. 
Voir du monde. Prétendre. Encore et encore. Et si je leur riais au nez? J'aimerai la voir. L'avoir. Demander le pardon à genoux. J'ai peur de demain. J'ai peur du réveille. J'ai peur de dormir, de rêver, encore. La vie continue sans moi. Comme si le temps filait sous mes doigts, la mort au bout des ongles. J'ai peur. Nous avons peur. Je le sais, je le sens. Grandir! Quelle idée. Just a teenager, do you understand? La seule différence entre l'enfance et la vie adulte est la connaissance réelle de la mort. D'abord il y a ceux qui disparaissent, qui s'endorment, qu'on ne reverra plus; ensuite, ceux qui rêvent de mort, se donne la mort et on les envies. Et puis, on commence à avoir peur. Obsession.
Il n'y a personne qui est là pour me lire. Florent, tu te souviens de tous ces moments? Chaque matin, à la gare, mon grand frère. Et puis, un matin tu n'étais plus là.
Peut-être que toi tu peux me lire. Si j'y pense assez fort oui, peut-être que tu entendras.




Je ne peux pas me calmer, 
Laisse moi tempêter. 
Je ne suis pas contente, 
furieuse comme un enfant. 
Je ne me suis pas gênée, 
j'ai un esprit troublé. 
Laisse moi un peu de temps, 
ça passera par le vent. 




Jacek Yerka


Et bientôt la fin du monde.

12.9.11

Where is my mind?

L'Homme à la blouse blanche sourit. Le mur craque. Fissure dans le temps. Le passé revient; j'hurle encore. La guerre est à l'intérieur. Et si la mère sautait par la fenêtre? Ne la retiens pas. J'attends. Que se passera-t-il? Tout est de ta faute. Mauvaise fille. Ma vie a changé. Pas la sienne. Cours! Fuis! Ne reste pas là. Ses os se brisent. Le sang coule de ses lèvres. Les bras se tendent vers le ciel. Je ne la rattraperai pas. Je n'ai jamais su le faire. L'Homme à la blouse blanche écrit. Borderline.
Mademoiselles, vos rôles sont échangés. La mère devient la fille. La fille devient la mère. Qui éduque qui ? En avez vous conscience. Ce n'est pas normal.
Ils ne nous auront pas. Cachée sous la table, je pleurs. Papa est rentré. Il n'aime plus maman. Elle a l'age de mon frère, mais c'est ma belle-mère. "Je ne reviendrai plus." Un Je t'aime long de six mille kilomètres. Tout est de ta faute, ma fille. Je frappe; frappe, frappe encore! Et le sang coule de mes veines.
L'Homme à la blouse blanche appelle. Emmenez là.
Cachets par ci, cachets par là. Elle ne pensera plus; Enfermée devant son propre reflet, elle ne se reconnaitra plus. Faites là dessiner, qu'elle oublie les couleurs. Qu'elle oublie la parole, les mots et les cris. Dors, petite enfant, dors.
Mais, Monsieur, dans le lit je ne suis jamais seule. Il est là et me touche. Il est là et me caresse. Mais, Monsieur, pourquoi me regardez vous? Ce n'est pas de ma faute. Ses points sur ma mâchoire. Ses doigts dans mes cheveux. Il transpire et colle. Je recrache. C'est mon âme qui s'envole. Sale, vous êtes sale! Et personne n'est là. Le lit tremble. Il reviendra la nuit prochaine. L'homme araignée, à l'affût dans la chambre, né d'un viol, d'un sacrilège. L'histoire se répète.
Et le sexe n'est pas tabou. Et les larmes s'envole. Poudre aux étoiles au fin fond du nez. Crack-ée jusqu'au bout. Mon reflet se tord. Ce visage n'est pas le mien. Et mes mains sur elles. L'enfant qui désirait être une femme. Les tambours cognent contre les parois de ma tête. Je suis une junkie. Une, encore une, et puis une autre. Que l'homme araignée ne me retrouve plus. Que le désir me prenne, que je prenne une autre. Le sexe pour le sexe, des étoiles artificielles plein les yeux. Le sourire figé, l'orgasme insaisissable. Comment t'appelles tu ? Sélène, Isabelle, Emanuelle. Je danse sur la table, monsieur, et je prends mon pied. Je baise, on me baise. Encore.
Combien?
Dix, vingt, trente et cent, monsieur. Je n'ai pas compté. Trop sale pour l'homme araignée. J'ai fuis.