31.8.11

Fire with fire

Le dragon dévore la maladie. Comme disait l'autre. Je frôle doucement ses écailles, le caresse. Sa puissance m'en couple le souffle. La poésie meurt. Je me sens planer. Il tombera à mes pieds. Je sombrerai avec lui, cette fois-ci. Je ne ressentirai plus de peine. Plus de douleur. Plus de fatigue.
Avoir l'impression d'avoir une âme salit. Avoir l'impression de mentir à tous ceux qui me voient. Et sentir sa gorge fondre doucement. Disparaître.
L'éternité semble s'étendre sous mes pieds. Encore et encore. A jamais.

Viens, prends-moi. Sous la douche, contre un mur. Déshabille-moi. Je veux jouir. Être trempée. Gémir. Sentir vibrer ce corps qui ne m'appartiens plus. Goûtes à mes lèvres, mords les. Joue avec ma langue. Retiens-moi. jouir, encore. J'exploserai sous toi. Prends mon sexe dans ta bouche, savoures-le. Et je jouirai encore.

Le Pourpre s'abat sur la scène. Autant sauter dans le vide. Seule cette nuit, j'observerais les nuages multicolores; pour soulever encore les questions fatiguées qui méritent d'etre posées. Je me dégrade. Pourquoi ne pas faire comme si tout était pareil ? Tout était, tout était... Les couleurs s'éteignent. Le noir et le blanc n'existent plus. Siempre para siempre ? J'en veux. Ensemble, maintenant. Je serai toujours égoiste. Tant pis pour moi ; que l'intérieur brule.


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